Le m-commerce, « meilleur espoir » 2013 avec des ventes en hausse de +106% et des évolutions fortes des comportement de consommation, va s’imposer dans les années à venir et créer de nouveaux métiers.

Le chiffre d’affaires du m-commerce en croissance de +106% en un an :

La croissance des ventes sur mobile en France est de +106% sur l’année, d’après Orange-Business. Cette croissance a été multipliée par 5,5 en trois ans. Le chiffre d’affaires global généré par les ventes sur mobile représente 5,9 milliard d’euros. Malgré cette évolution positive, l’offre mobile et tablette est encore insuffisante. Effectivement, en 2013, 44% des e-commerçants déclarent ne pas avoir optimisé leur site pour les mobiles. De plus, seul 48% des e-marchands affirment avoir une application mobile pour vendre leurs produits. Concernant les applications tablettes « marchandes », 29% des e-commerçants prétendent en avoir une et seul 22% des e-marchands ont optimisé leur site pour les tablettes. Pourtant, la population totale ayant une tablette est de 5,1 millions d’utilisateurs contre 3,6 millions en 2012.

Le comportement des consommateurs mobile évolue rapidement

34% des internautes déclarent regarder le prix des magasins via leur mobile. Le profil type du « m-acheteur » est urbain et très francilien. 58% des mobinautes sont des hommes.
Les obstacles au m-commerce changent puisqu’en 2012, le principal frein était encore l’utilisation des ordinateurs fixes. Or, en 2013, cette raison n’est plus du tout évoquée lorsqu’on interroge des m-acheteurs. Désormais, les freins principaux sont les suivants : taille de l’écran trop petite, problème de sécurité lié au paiement et aux informations contenues, la saisie difficile en dernier lieu.
Un dernier point surprenant : 88% des utilisateurs de smartphones se disent attentifs aux publicités présentes dans leurs applications, pendant leur navigation ou dans les vidéos.

La fluidité de navigation est le principal facteur clé de succès pour le m-commerce.

Quelles ont été les principales clés de succès pour les e-commerçants ayant déjà une politique mobile ?
Le premier point est la fluidité de navigation (application ou site optimisé pour mobile). Le second est la facilité d’achat en deux touches. Le dernier point, très important encore aux yeux des français : la fiabilité de la sécurité pour le paiement notamment.

Par ailleurs, la pratique du SoLoMo semble de plus en plus présente. Un grand acteur du e-commerce français en est l’exemple : Voyages-sncf.com. Effectivement, le « So » (pour Social) permet aux utilisateurs de se connecter à l’application mobile VSC grâce à leur compte Twitter ou Facebook, puis de partager leur commande, de rejoindre leurs amis en train en un clic. Le « Lo » (pour Local), permet à VSC de proposer des offres contextualisées en utilisant la géolocalisation de l’utilisateur, en plus d’un service de cartographie permettant de localiser les gares à proximité. Le « Mo » (pour Mobile), signifie que VSC peut enrichir ses fonctionnalités en permanence et quasi en temps réel pour un meilleur confort utilisateur et une meilleure navigation. Sur chaque OS, le parcours d’achat est donc fortement optimisé.

Quelles sont maintenant les grandes tendances du m-commerce pour 2014.

En données chiffrées, voici les pronostics présumés pour 2014 :
(Source : FEVAD, CSA, HELICEUM)

Une croissance soutenue de +127% d’ici 3 ans, avec un chiffre d’affaires réalisé via le mobile en 2015 de 13,4 milliards d’euros. 19% des internautes disent vouloir utiliser leur tablette pour effectuer un achat en ligne et 15% pour les mobiles et smartphones.
Certains produits seront plus commandés que d’autres via le mobile. Effectivement, si nous devions dresser un Top 5 des produits avec le plus d’intention d’achat nous aurions dans l’ordre : les vêtements et chaussures en premier, les billets d’avion/train en second lieu, puis les billets de spectacle, les biens culturels et pour finir, les parfums et cosmétiques.

Consommation collaborative et m-commerce

Retenez bien le terme « consommation collaborative ». Voici quelques exemples utilisés en 2013 qui nous laisse penser que le phénomène va prendre beaucoup d’ampleur en 2014 : covoiturage, achats groupés aux producteurs, crowdfunding, location de voiture entre particuliers, couchsurfing, co-working, co-lunching… Nous voyons aisément ici le potentiel pour la partie mobile de ces activités.

Le mobile en magasin :

A l’heure actuelle, l’usage des mobiles en magasin est très souvent de regarder les prix dans le point de vente et de les comparer sur internet puis d’effectuer un achat chez un pureplayer. L’enjeux pour les commerçants est donc de « garder » le client en magasin en le stimulant grâce à des outils numériques et applications mobiles. L’utilisation massive de ces derniers doit être la priorité pour les commerçants physiques en 2014. Tous ceux pratiquant d’ors et déjà ce type d’outils savent que la fréquentation dans leur magasin a augmenté (dans 61% des cas en 2013) et eu un effet positif et substantiel sur leur chiffre d’affaires.
Si on s’attarde un peu plus sur ces outils numériques, on s’aperçoit tout de suite du potentiel que représente leur utilisation. Effectivement, les SMS, la technologie NFC (Near Field Communication), les bornes interactives sur le point de vente, la géolocalisation, les QRcodes, la réalité augmentée sont à la disposition des commerçants pour développer leur activité, pour fidéliser et communiquer avec leurs clients directement via leurs smartphones. Nous pourrions faire un article sur chacun de ces outils tant il y a de choses à dire sur le potentiel qu’ils représentent pour les commerçants…

Le « Mobile Wallet » fait son chemin en France

Si on traduisait littéralement cette expression directement venue des USA on parlerait de « Portefeuille mobile ». Le principe est simple puisque cette technologie intégrée directement dans votre smartphone vous permet d’acheter des produits en ligne, recevoir des réductions, gérer vos données financières… Le m-paiement est donc inévitable et à ne pas rater sous aucun prétexte ! D’autant plus que grâce au e-commerce, les frontières tombent. Les e-commerçants se doivent de proposer des moyens de paiement simples, sécurisés pour vendre plus à plus de gens à travers le monde. Quoi de mieux qu’un mobile pour trouver un produit, en être séduit, payer en ligne, renseigner son adresse de livraison ou trouver le point de vente où aller le retirer ?

La conversion Mobile doit se faire par des investissements notamment en Ressources Humaines.
L’investissement doit être massif, notamment pour ceux qui ont « ratés » le coche en 2013 sur toutes ces innovations. Il doit être réalisé principalement sur deux fronts simultanés : la compréhension de son consommateur mobile et les ressources humaines .

Comprendre son consommateur mobile et lui apporter une solution sur mesure.

Voici quelques exemples d’entreprises qui ont bien compris les attentes des consomateurs mobiles et qui leur ont proposé des réponses pertinentes :
– Auchan a créé l’application Auchandrive. pour répondre efficacement aux problématiques de temps pour ses clients. Ces derniers font leurs achats sur leur mobile puis vont chercher leurs produits directement dans un point de vente « Drive », où du personnel charge même la voiture des clients !
– Voyages-sncf.com a développé sa propre application en utilisant la pratique SoLoMo (cf. ci-dessus).
– Bert’s, chaine de restauration rapide haut de gamme, a mis en place des bornes interactives directement dans le point de vente. Les clients habituels peuvent accumuler des points de fidélité automatiquement sur leur mobile et obtenir des réductions ou des repas gratuits.
– Décathlon a déployé dans ses magasins en Chine un système de QR codes qui renvoient vers un questionnaire de satisfaction client, quand ce dernier le flash avec son smartphone.

Pour s’adapter au m-commerce, il faut investir dans les ressources humaines

Nous sommes sur une tendance très jeune et en très forte croissance. Inévitablement, l’utilisation des smartphones en masse dans le monde nécessite de dénicher de nouvelles compétences pour répondre au besoin exprimé par les utilisateurs. De nouveaux métiers émergent en ce moment à une cadence de plus en plus soutenue, tant l’innovation sur ce canal est rapide.

On distingue principalement deux types de métiers: les métiers du développement Web et les métiers du Webmarketing mobile. Si nous entrons dans le détail, voici les nouveaux métiers que Emploi-e-commerce a sélectionné pour vous :

Les métiers du Webmarketing mobile :
Responsable SEO mobile
Traffic Manager mobile
– Ergonome mobile
– Designer application / mobile

Les métiers du Développement mobile :
Concepteur/Développeur web et application mobile
– Chef de projet fonctionnel mobile
– Architecte Internet mobile
– Analyste BI mobile

N’hésitez pas à venir consulter les offres d’emploi correspondantes à ces métiers dans la liste des offres d’emploi. Et comme toujours, si vous souhaitez réagir sur cet article, vous êtes les bienvenus !

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