Les effets de la globalisation sont perceptibles sur l’ensemble des niveaux organisationnels. A ce titre, la fonction des Ressources Humaines n’est pas épargnée, se trouvant au cœur de nouveaux enjeux. Cet article a pour but de présenter le recentrage requis de la fonction Ressources Humaines vers des activités plus stratégiques.

Les effets de la mondialisation sont perceptibles presque partout dans la vie quotidienne : la relative standardisation des modes de consommation entraîne les enseignes sur des marchés de consommation mondiaux. De plus, l’internationalisation des échanges de produits et services et la mobilité des facteurs de production se sont considérablement accélérées durant les dernières décennies. Toute grande entreprise, confrontée à une demande et une offre mondiales, est ainsi exposée aux effets de la globalisation. Il en est de même pour toute organisation se développant selon une stratégie d’internationalisation. La globalisation de l’économie, accentuée par l’Union Européenne (UE) et autres organisations communautaires, associée à l’intensification de la concurrence, requiert de la part des entreprises des capacités accrues de réactivité et de flexibilité. L’apparition des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) a été concomitante à cette évolution des marchés selon M. MATMATI. En effet, ces nouvelles technologies, sources d’innovations majeures dans le fonctionnement des entreprises, ont joué un double rôle vis-à-vis de la globalisation : agent déclencheur (LE FMI – Fonds Monétaire International – qualifie la diffusion accélérée et généralisée de la technologie de facteur provocateur de la globalisation) et facilitateur/accélérateur.
Désormais, les solutions organisationnelles doivent constamment être reconsidérées (alliance, partenariat, réseau, fusion, externalisation, délocalisation…) pour continuellement améliorer la valeur ajoutée et réduire les coûts de l’entreprise.

L’ensemble des fonctions organisationnelles sont donc progressivement touchées par la globalisation, et tout particulièrement la fonction Ressources Humaines.
En effet, dans ce contexte de perpétuelle évolution, de recherche constante de productivité et d’avantages concurrentiels, ce sont les hommes et les femmes composant l’entreprise qui font et feront la différence. B. MERCK qualifie les ressources humaines de « vecteur des paris engagés par l’entreprise ». Attirer, recruter, rassembler, motiver et fidéliser les meilleurs talents de l’entreprise deviennent en conséquence des activités de plus en plus critiques. Dans un contexte d’intensification de la compétitivité et d’internationalisation du marché de l’emploi lui-même, la mobilisation et la gestion des compétences ont évolué au rang de préoccupations centrales du monde entrepreneurial.

La mondialisation et les mutations technologiques associées placent donc la fonction Ressources Humaines au cœur de nouveaux enjeux et exigences. Elle apparaît progressivement comme l’une des fonctions majeures pour le développement durable de la performance des organisations. Toutefois, ceci nécessite une forte mobilisation des Ressources Humaines, l’avenir de la fonction en dépendant. En effet, de nombreux experts affirment qu’une réorientation et une mutation profondes de la fonction sont requises.
F. BIETRY déclare par exemple que la fonction doit « transformer son statut traditionnel de centre de coût en celui de créateur de valeur ». Ceci implique l’évolution et le recentrage des finalités et activités stratégiques de la fonction Ressources Humaines.