Click & Collect

Première solution, faire ses courses en boutique et s’affranchir ainsi des délais de livraison, quitte à avoir moins de choix et à payer plus cher ; deuxième option, acheter en ligne, profiter d’une offre plus large et de prix plus bas, mais accepter en retour d’être livré plus tard.

Cette alternative est de moins en moins d’actualité. Les délais de livraison se sont en effet raccourcis sur Internet, tandis que les grandes enseignes ayant pignon sur rue ont investi la Toile.

Conséquence : celles-ci couplent désormais ventes en magasin et sur Internet pour élargir leur clientèle.

Illustration de cette distribution multicanale, le Click & Collect, qui permet de commander en ligne, puis d’aller chercher son achat en boutique, à côté de chez soi ou sur son lieu de vacances, histoire d’alléger ses bagages par exemple. Grâce à ce mode hybride de commercialisation, les enseignes qui disposent de nombreuses boutiques peuvent les utiliser comme autant de points de livraison.

Côté pure players du net, certains sites proposent également un ou plusieurs points de retrait pour les impatients ou pour celles et ceux qui doivent rapidement prendre livraison d’un achat, pour faire un cadeau par exemple.

 

Bon pour les vendeurs et les acheteurs ?

Grâce au Click & Collect, vendeurs et acheteurs font l’économie des couteux frais de livraison. Mais pour que cela soit efficace, il faut impérativement des moyens techniques performants, pour la gestion des stocks en particulier. Qu’un seul article acheté en ligne ne soit pas disponible en magasin comme annoncé et c’est l’image de l’entreprise qui en pâtit. Une gageure pour les acteurs qui ont des dizaines, parfois des centaines de points de vente à gérer.

Il faut également que le retrait des achats en magasin soit simple et rapide. Deux questions se posent cependant : la montée en puissance des « gros » sur le net ne finira-t-elle pas par avoir raison des petits qui y avaient trouvé refuge ?

Quant aux prix bas qui faisaient la force d’Internet, ce rapprochement des commerces traditionnel et en ligne ne risque-il pas de les uniformiser, par le haut ?

Une évolution sans doute souhaitable pour les vendeurs, pas forcément pour les acheteurs.